Theaterfahrt I: Lyon-Paris

Unter dem Titel Theaterfahrt veröffentlichen wir Erzählungen zu unseren Zugreisen zu unseren Proben, Aufführungen. Heute reist Anne aus Lyon nach Paris.
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Sous le titre Theaterfahrt nous publions les récits de nos voyages en train à destination de répétitions ou de représentations. Aujourd’hui, c’est Anne qui voyage de Lyon à Paris.

Im traurigen Monat November war’s,
Die Tage wurden trüber,
Der Wind riss von den Bäumen das Laub,
Da reist ich nach [Paris] hinüber.

…und das öfter und mit dem größten Vergnügen. Seit zwei Jahren sind mir Parisreisen durch die Uraufführung und die Wiederaufnahme unseres Stücks La guerre ne sera pas longue – Die Gefallenen schon fast zu einer lieben Gewohnheit geworden. Angefangen hat es im Herbst 2014. Das erste Stück war soweit fertig und SchauspielerInnen waren auch schon zahlreich gefunden, dass der Inszenierungsprozess sehr schnell Fahrt aufnahm. Ich hatte die Rolle der Charlotte Schulze übernommen und musste somit hin und wieder zum Proben nach Paris „hochfahren“.

Zu diesem Zeitpunkt studierte ich im fünften Semester und war zum Auslandsaufenthalt im schönen Lyon. Von dort sind es nur knappe zwei TGV-Stunden nach Paris – kürzer als so mancher Pariser Vorstädter in die Hauptstadt braucht (für mich immer noch ein Phänomen, das erst richtig zeigt, wie riesig Paris und wie zentralisiert das französische Eisenbahnnetz ist). Da ich bis freitags nachmittags Vorlesungen an der Uni hatte und ein Probenbeginn vor 11 Uhr zumeist utopisch ist, stieg ich früh am Samstagmorgen am Bahnhof Lyon Part-Dieu in den TGV. Um 10:18 Uhr stieg ich an der Pariser Gare de Lyon wieder aus – immer bemerkenswert pünktlich übrigens – und nahm den Bus Nr. 91 nach „Port Royal – Saint-Jacques“. Die Fahrt führt über die Seine, und wenn ich Glück hatte, erhaschte ich einen kurzen Blick auf Eiffelturm und Notre-Dame. Der kleine Touristen-Moment des Wochenendes.

Kurz nach 11 Uhr erreichte ich schließlich die ENS im 5. Arrondissement und unseren ständig wechselnden Probenraum. Einmal platzte ich mitten in einen Handarbeitsunterricht – unser Regisseur Timothée hatte beschlossen, Madon Deffayet zu Beginn einer Szene stricken zu lassen, und hatte kurzerhand Wolle und Stricknadeln mitgebracht, um allen Anwesenden Stricken beizubringen, solange noch nicht alle da waren.

Nach einem Samstag und einem Sonntag voller Proben und einer kurzen Nacht fuhr ich am Sonntagnachmittag mit dem TGV um 15 oder 16 Uhr wieder zurück nach Lyon, den Kopf voller Geschichten, Ideen und Regieanweisungen.

Diese Reise wiederholte sich wohl sechs oder sieben Mal während des Wintersemesters 2014/15, und obwohl es einzelne Reisen im Abstand von mehreren Wochen waren, sind die Übergänge zwischen den intensiven, arbeitsreichen und verrückten Wochenenden fließend: Diese Proben haben für mich eine eigene Zeit, sind in gewisser Weise abgekoppelt von meiner Zeit und dem Leben in Lyon. Irgendwie waren sie zu außergewöhnlich, zu kostbar – und räumlich auch zu getrennt –, um Teil meines Alltagslebens zu sein. Und das ist wunderbar.

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Ce fut durant le triste mois de Novembre
Que, vers [Paris], j’entamai mon retour.
Le vent arrachait les feuilles des arbres,
Il faisait de plus en plus sombre, chaque jour.

…et cela assez souvent et avec le plus grand plaisir. Depuis deux ans, je prends souvent un train d’ici ou de là pour aller à Paris à cause de la création et la reprise de notre pièce La guerre ne sera pas longue – Die Gefallenen, et ces voyages sont presque devenus une chère habitude. Tout a commencé en automne 2014. Notre première pièce était finie et on avait trouvé suffisamment d’acteurs pour que la mise en scène prenne rapidement de l’élan. J’allais jouer le rôle de Charlotte Schulze et j’étais donc obligé de « monter » à Paris pour les répétitions.

Mon parcours académique m’avait amenée à Lyon pour trois semestres d’études à l’étranger. Le trajet Lyon-Paris se fait en deux heures – moins de temps que ce qu’un habitant de banlieue doit investir pour se rendre à la capitale (ce qui montre l’étendue énorme de Paris et la centralisation du réseau ferroviaire en France). Comme j’avais cours les vendredi après-midis et comme il eût été assez utopique de vouloir commencer une répétition avant 11 h, je montais dans le TGV à la gare de Lyon Part-Dieu les samedi matins. A 10:18 h j’en descendais à la Gare de Lyon parisienne – chaque fois remarquablement à l’heure – et je prenais le bus numéro 91 jusqu’à l’arrêt « Port Royal – Saint-Jacques ». Ce trajet traverse la Seine et avec un peu de chance j’attrapais une vue sur la tour Eiffel et Notre-Dame. C’était le moment touristique du week-end.

Peu après 11 h j’arrivais à l’ENS dans le 5e arrondissement et dans notre salle de répétition du jour. Une fois je débarquai au plein milieu d’un cours de tricot – notre metteur en scène Timothée avait décidé que Madon Deffayet devait tricoter au début d’une scène et il avait apporté de la laine et des aiguilles pour que tout le monde apprenne à tricoter en attendant que les autres arrivent…

Après un samedi et un dimanche remplis de répétitions jusqu’au soir et une courte nuit je reprenais le TGV de 15 ou 16 h pour rentrer à Lyon, la tête pleine d’histoires, d’idées et d’instructions.

Ce voyage se répéta six ou sept fois pendant le premier semestre 2014/15. Même si quelques semaines s’écoulaient entre chaque voyage, les transitions entre ces week-ends intensifs, pleins de travail et… fous s’entremêlent : Ces répétitions ont leur temps propre pour moi, décrochés du temps et de ma vie à Lyon. En quelque sorte elles ont été trop extraordinaires, trop précieuses – et trop séparées dans l’espace – pour faire partie de mon quotidien. Et c’est merveilleux.

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