Theaterfahrt II: Hannover-Weimar

Sous le titre Theaterfahrt nous publions les récits de nos voyages en train à destination de répétitions ou de représentations. Aujourd’hui, c’est Alice qui voyage de Hanovre à Weimar.
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Unter dem Titel Theaterfahrt veröffentlichen wir Erzählungen zu unseren Zugreisen zu unseren Proben, Aufführungen. Heute reist Alice von Hannover nach Weimar.

Si vous voulez vous rendre de Hanovre (Basse-Saxe) à Weimar (Thuringe), vous prendrez le Metronom de Hanovre à Göttingen (gratuit si vous avez une carte d’étudiant-e de l’université de Hanovre), puis, comme il faut bien sortir de Basse-Saxe si vous voulez aller en Thuringe, vous prendrez un train régional (le RE 3669 de 20h08, à destination de Gera par exemple), vous passerez par des gares affichant des noms aussi charmants que : Heilbad Heiligenstadt, Leinefelde, Mülhausen, Bad Langensalza, Gotha, Neudietendorf, Erfurt, ce qui vous permettra de rejoindre Weimar en 3 heures et 23,15 euros.

Tous mes trajets pour aller de Hanovre, où je faisais un stage de recherche à l’Institut für Quantenoptik, à Weimar, où se préparait l’enregistrement de Steckrübenwinter, ne se sont pas passés sans quelques imprévus… Il y a eu, pour commencer, la grève des conducteurs de trains. C’était le vendredi 24 avril 2015, les trains ne roulaient pas entre Göttingen et Weimar. Avec un petit groupe de voyageurs qui voulaient aussi se rendre, qui à Erfurt, qui à Jena, nous nous sommes retrouvés à attendre un hypothétique train pour Erfurt à la gare de Langenfeld à 1 h du matin. Dans la nuit noire que traversaient les trains de marchandises, si longs qu’ils me semblaient interminables, nous ne voyions aucune maison. Cela nous donnait l’impression que les aléas de la grève nous avaient posés au milieu de la campagne la plus déserte. La suite du voyage, je l’ai passée en compagnie d’une jeune femme végane qui devait absolument rentrer chez elle à Jena pour nourrir ses poules, et d’un individu un peu louche qui nous racontait comment il prenait régulièrement l’avion pour se rendre à des conférences sur le réchauffement climatique un peu partout sur la planète.

Un voyage mémorable, qui se confond un peu avec celui pendant lequel j’ai lu le Faust à haute voix (nous devions aller le voir au théâtre de Weimar le lendemain soir) et intrigué mon voisin d’en face qui a pris note du titre du texte, de son auteur et du numéro de collection, et avec bien d’autres souvenirs qui ont fait de ces voyages réguliers un des plus beaux moments de mon stage de recherche en Allemagne.

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Wer von Hannover (Niedersachsen) nach Weimar (Thüringen) will, nimmt den Metronom von Hannover nach Göttingen (kostenlos für InhaberInnen eines Studierendenausweises der Universität Hannover), dann, da man ja irgendwie aus Niedersachen raus kommen muss, steigt man um in einen Regionalzug (zum Beispiel den RE 3669 um 20h08 nach Gera). Über Halte in Orten mit den charmanten Namen Heilbad Heiligenstadt, Leinefelde, Mülhausen, Bad Langensalza, Gotha, Neudietendorf, Erfurt, erreicht man Weimar nach 3 Stunden und für 23,10 €.

Allerdings sind nicht alle meine Fahrten zwischen Hannover, wo ich ein Praktikum am Institut für Quantenoptik machte, und Weimar, wo das Einsprechen von Steckrübenwinter von statten ging, ohne Schwierigkeiten abgelaufen… Als erstes gab es den Lokführerstreik. Es war Freitag, der 24. April 2015, und kein Zug fuhr mehr zwischen Göttingen und Weimar. Mit einer kleinen Gruppe Reisender, die alle nach Erfurt, respektive Jena, wollten, fanden wir uns um 1 Uhr morgens auf dem Bahnsteig von Langenfelde wieder und warteten auf den angekündigten Anschlusszug. Lange fuhren jedoch nur Güterzüge durch die dunkle Nacht, so lang, dass sie mir unendlich erschienen, und wir sahen nicht ein einziges Haus. Wir hatten den Eindruck, die Willkür des Streiks hätte uns mitten auf dem Land ausgesetzt. Die weitere Reise habe ich in Begleitung einer jungen Veganerin verbracht, die unbedingt nach Hause nach Jena musste, um ihre Hühner zu füttern, und eines etwas seltsamen Herrn, der uns erzählte, wie oft er mit dem Flugzeug zu allen möglichen Klimaerwärmungskonferenzen flog.

Eine denkbare Reise, die sich mit derjenigen vermischt, auf der ich den Faust laut las (wir hatten vor, das Stück am nächsten Abend im Weimarer Nationaltheater zu sehen), womit ich meinen Nachbarn gegenüber ziemlich neugierig machte und er sich Titel, Autor und Ausgabennummer aufschrieb. Sie vermischt sich auch mit den vielen weiteren regelmäßigen Fahrten, was sie zu einem der schönsten Momente meines Forschungspraktikums in Deutschland macht.

 

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