Theaterfahrt III: Essen-Paris

Unter dem Titel Theaterfahrt veröffentlichen wir Erzählungen zu unseren Zugreisen zu unseren Proben, Aufführungen. Heute reist Anne aus Essen nach Paris, kurz nach den Anschläge von November 2015…
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Sous le titre Theaterfahrt nous publions les récits de nos voyages en train à destination de répétitions ou de représentations. Aujourd’hui, c’est Anne qui voyage de Essen à Paris peu après les attentas de novembre 2015…

„Bist du sicher, dass du dieses Wochenende nach Paris fahren willst?“, „Oh Mann, das würde ich jetzt im Moment nicht machen, glaub ich“, „Dann pass mal gut auf dich auf“

So oder so ähnlich fielen die Kommentare aus, wenn ich im Freundeskreis und bei meiner Praktikumsstelle ankündigte, am Wochenende des 28./29. November 2015 nach Paris zu fahren. Kurz zuvor, am Abend des 13. November waren in den Straßen von Paris und im Bataclan 130 Menschen erschossen und viele mehr verletzt worden. Paris, Frankreich und ganz Europa waren zutiefst erschüttert, beunruhigt und verunsichert.

Wir probten im Herbst 2015 für die Wiederaufnahme von La guerre ne sera pas longue – Die Gefallenen und ich war nach dem Abschluss meines Bachelorstudiums für Praktika wieder nach Essen gezogen. Von Essen fährt mittlerweile fünf Mal am Tag ein Thalys direkt nach Paris, nur knapp viereinhalb Stunden dauert das.

Das Probenwochenende am 28./29. November war schon lange geplant und ich bin zu keinem Zeitpunkt darauf gekommen, die Reise abzusagen. Erfüllt von einer seltsamen Unsicherheit, aber nicht ängstlich, stieg ich also am Donnerstag um 15h49 am Essener Hauptbahnhof in den Thalys. Wie immer war er recht leer und füllte sich erst in Köln so richtig, hauptsächlich mit Geschäftsreisenden. Über Aachen und Lüttich/Liège erreichten wir Brüssel. Es war der wohl seltsamste Halt, den ich bisher erlebt habe: Alle Bahngleise hell erleuchtet wie üblich, aber menschenleer als wäre es mitten in der Nacht, nur ein paar schwer bewaffnete patrouillierende Polizisten, das Thalysgleis mit Sperrgittern abgetrennt. Auf den anderen Brüsseler Bahnhöfen, durch die der Thalys fährt, dasselbe Bild. Dann verschwanden wir wieder im Dunkel zwischen Brüssel und Paris.

An der Gare du Nord empfingen uns ebenfalls schwer bewaffnete Polizisten am Kopf des Gleises, aber niemand wurde kontrolliert. Ich weiß noch, dass mich das ziemlich irritierte. Dann tauchte ich ein in eine seltsam ruhige Stadt und ihre besonders für die glitzernde Vorweihnachtszeit ungut gedämpfte Atmosphäre.

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„Tu es sûre que tu veux aller à Paris ce week-end ?“, „Oh dis donc, je ne ferais pas ça en ce moment je pense…“ „Alors fais bien attention à toi !“

Ce sont les commentaires que je reçus de mes amis et de mes collègues de stage lorsque je leur annonçai que j’irais à Paris le week-end des 28 et 29 janvier 2015. Le soir du 13 novembre, une fusillade avait éclaté dans les rues de Paris et au Bataclan, tuant 130 personnes et en blessant beaucoup d’autres. Paris, la France et toute l’Europe en étaient profondément bouleversés, troublés et alarmés.

À l’automne 2015 nous répétions la reprise de La guerre ne sera pas longue – Die Gefallenen et j’étais retournée en stages à Essen après avoir obtenu ma licence. Il y a en moyenne cinq Thalys qui vont de Essen à Paris chaque jour, le trajet dure à peine quatre heures et demie.

Le week-end de répétition des 28 et 29 novembre était prévu depuis très longtemps et l’idée d’annuler le voyage ne m’avait même pas traversé l’esprit. Je ressentis un étrange sentiment d’insécurité mais aucune peur lorsque je montai dans le Thalys à la gare de Essen le jeudi à 15h49. Comme toujours il était bien vide et il ne commença à se remplir qu’à Cologne, principalement avec des voyageurs de commerce. Après Aix-la-Chapelle et Liège nous atteignîmes Bruxelles. Ce fut l’arrêt le plus étrange que j’avais jamais vécu : Tous les quais étaient bien éclairés comme d’habitude, mais vides comme si c’était tard dans la nuit. Seuls, quelques policiers lourdement armés patrouillaient. Le quai du Thalys était fermé par des grillages. Les autres gares de Bruxelles que le Thalys traversa offraient le même tableau. Puis nous nous enfonçâmes de nouveau dans l’obscurité entre Bruxelles et Paris.

À la Gare du Nord nous fûmes encore accueillis par des policiers lourdement armés postés devant la voie, mais personne ne fut contrôlé. Je sais encore que j’en fus sensiblement irritée. Je plongeai ensuite dans une ville étrangement calme, dont l’atmosphère, à l’approche de Noël, était tristement pesante.

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