Theaterfahrt IV : Paris-Saarbrücken

Sous le titre Theaterfahrt nous publions les récits de nos voyages en train à destination de répétitions ou de représentations. Aujourd’hui, c’est la troupe de La guerre ne sera pas longue – Die Gefallenen qui voyage de Paris à Sarrebruck pour sa première tournée…
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Unter dem Titel Theaterfahrt veröffentlichen wir Erzählungen zu unseren Zugreisen zu unseren Proben, Aufführungen. Heute reist die Truppe von La guerre ne sera pas longue – Die Gefallenen aus Paris nach Saarbrücken, zu ihrem ersten Gastspiel…

Mardi 26 avril, 8h17. Nous arrivons Gare de l’Est. Sous l’impulsion de Floriane, qui ne saurait rester trop longtemps trop loin d’un instrument de musique, nous avons donné rendez-vous à la troupe à 8h30 devant le piano de la gare. Nous attendons un gramophone, une machine à fumée, une faux, des lampions, des bougies, un poteau, un tournevis, un violoncelle, une flûte, une guitare, un sifflet, des tissus d’ameublement, un koala en peluche et 13 comédiens. Notre train pour Sarrebruck, lieu de notre première tournée, partira dans 53 minutes…

En attendant l’affichage de notre train, nous réinterprétons la bande-son du spectacle pour la foule des voyageurs qui passent : La chanson de Craonne, L’Internationale, Göttingen… Quel dommage que notre accessoire fétiche, notre beau panneau « Gare de l’Est », soit parti avec Anne un jour plus tôt ! Parti lundi en reconnaissance dans le théâtre de l’université, l’escadron formé par Anne et son panneau, Raphaël et son ordinateur, Romane et son violoncelle, nous a déjà donné quelques informations. Nous savons ce que nous aurons à faire une fois arrivés à Sarrebruck et nous avons pu apporter les quelques petites choses qui nous manquaient encore : Sur la demande expresse de Raphaël, Marina, notre metteur en scène, a pu emprunter quelques-unes des gélatines de l’ENS à Christian. Nous avons aussi prévu le fil de fer pour accrocher quelques cintres… Bref, nous sommes parés pour notre première tournée !

À la gare de Sarrebruck, nous retrouvons Sandra, la secrétaire de l’Institut Français, et son stagiaire Marius. Comme par magie, Sandra arrive à faire tenir tous nos accessoires dans le coffre de sa voiture, et alors qu’ils prennent directement le chemin du théâtre, notre troupe se dirige vers l’auberge de jeunesse. En chantant, bien entendu. Avant de rejoindre l’escadron d’éclaireurs, nous prenons nos quartiers et un repas chaud.

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Dienstag, 26. April, 8h17. Wir sind an der Pariser Gare de l’Est. Auf den Vorschlag von Floriane, die nicht lange ohne ein Musikinstrument sein kann, haben wir das Klavier am Bahnhof als Sammelplatz der Truppe bestimmt. Hier stehen wir also und warten auf ein Grammophon, eine Nebelmaschine, eine Sichel, Lampions, Kerzen, einen Pfosten, einen Schraubenzieher, ein Violoncello, eine Flöte, eine Gitarre, eine Trillerpfeife, Dekostoffe, einen Plüschkoala und 13 Schauspieler. Unser Zug nach Saarbrücken, zu unserem Gastspiel, fährt in 53 Minuten.

Während wir darauf warten, dass das Gleis für unseren Zug angezeigt wird, spielen wir den Soundtrack unseres Stücks für die Reisenden: La chanson de Craonne, die Internationale, Göttingen… Wie schade, dass unser Lieblingsaccessoire, das „Garde de l’Est“-Schild, schon am Vortag in Annes Gepäck nach Saarbrücken gereist ist! Nämlich am Montag, um das unbekannte Terrain des Universitätstheaters Saarbrücken auszukundschaften.

Der Spähtrupp, bestehend aus Anne mit ihrem Schild, Raphaël mit seinem Laptop und Romane mit ihrem Cello, hat uns bereits einige wertvolle Informationen zukommen lassen. So wissen wir wenigstens, was uns in Saarbrücken erwartet und wir haben auch noch ein paar Aufträge erledigt: Raphaël hat über unsere Regisseurin Marina noch schnell Farbfilterfolien aus dem Theater der ENS bestellt. Und den Metalldraht, der eigentlich schon in einer Kiste verstaut war, haben wir wieder ausgegraben um daran Kleiderbügel aufhängen zu können… Kurz, wir sind bereit für unser erstes Gastspiel!

Am Saarbrücker Bahnhof werden wir von Sandra, der Sekretärin des Institut Français, und ihrem Praktikanten Marius in Empfang genommen. Wie durch Zauberei passen alle unsere Accessoires in den Kofferraum ihres Autos und fahren so auf direktem Weg zum Unitheater. Die Truppe macht sich dagegen zu Fuß auf den Weg zur Jugendherberge – singend, natürlich –, wo sie zu Mittag isst, und dann zum Unitheater aufbricht…

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